L’Hôtel du Croissant achève sa transformation

En travaux depuis avril 2024, l’hôtel du Croissant, ancien hôtel particulier du XVe siècle au cœur de Bayeux, est transformé en immeuble d’habitation. Huit appartements vont être livrés à la fin du mois.

En ce vendredi de novembre, quelques ouvriers travaillent encore dans l’ancien hôtel du Croissant, à Bayeux, auquel on accède par la place Eugène-Sueur ou par un porche situé rue Saint-Jean. Racheté à la Ville en 2013, il est en passe de devenir un immeuble d’habitation.

« Il nous reste quelques finitions, détaille Théophile Lamache, le maître d’œuvre du chantier. Les dernières moquettes à poser dans les parties communes, les derniers coups de peinture à réaliser, les plantes qui devraient venir sur la cour d’entrée… »

Les huit appartements, « atypiques », sont tous prêts. Du studio au T3, ils sont vendus et seront livrés « fin novembre ». Après dix-huit mois, les travaux s’achèvent en respectant au mieux l’esprit ancien du lieu.

Ce n’était pas gagné : cet ancien hôtel particulier du XVe siècle, qui forme un « L », était très dégradé. Sans compter que l’un des deux bâtiments qui le composent est classé. La tourelle a retrouvé son escalier : à l’origine en pierre, il s’était partiellement écroulé. « On a utilisé un scanner 3D pour le reproduire à l’identique, mais en béton, de façon à raccrocher les façades et à rigidifier l’ensemble. »

Les façades extérieures, ont, elles aussi, sacrément rajeuni. « On a tout restauré, parfois les pierres une à une, fait refaire un badigeon à la chaux, on a parfois fait des greffes pierre par pierre là où les pierres d’origine étaient malades… »

L’idée a toujours été de respecter l’esprit de la bâtisse. Aussi, si les fenêtres ont été reposées à double vitrage avec des boiseries en bois, elles ont été conçues « sur mesure pour s’insérer dans les trous déjà existants ». Tandis qu’à l’intérieur des appartements, les ouvertures (là encore en bois) reprennent l’esprit du métal des anciennes fenêtres, grâce à un petit mouchetage d’un certain cachet qui rappelle la ferronnerie.

Les appartements sont chics et élégants. « Avec cette charte graphique, ce ne sont pas des choix forts, mais comme ça pourrait l’être avec des motifs, par exemple », estime Théophile Lamache. Les acheteurs peuvent facilement s’y projeter. « Et refaire la déco à leur goût s’ils le souhaitent », sourit-il.

Un ton sobre d’ailleurs bientôt convoqué pour se voir remettre les clés. « Nous voulons les accueillir dans de parfaites dispositions, pas dans un chantier. » Ne reste plus pour chacun qu’à emménager pour que l’hôtel du Croissant ouvre une nouvelle page de son histoire.

Léa Dall’Aglio